musique
Posté le 25.09.2007 par oufakkir
Le déserteur
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer
Nota:
La version initiale des 2 derniers vers était:
"que je tiendrai une arme ,
et que je sais tirer ..."
Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji
pour conserver le côté pacifiste de la chanson !
--
Posté le 25.09.2007 par oufakkir
KRAZY
Roll me a cigarette dog!
They got me feelin crazier than a motha fucka.
I got bad ass in this motha fucka.
Puffin on lye.
Hopin that it gets me high.
(Makaveli the don, representin the outlaws.)
They got a nigga goin crazy.
(Bad ass representin the LBC)
(What cha wanna do. You know how we do.
Time goes by.
Puffin on lye.
Hopin that it gets me high.
They got a nigga goin crazy.
Feelin crazy.
(Tell em bout it.)
Last year was hard.
But life goes on.
Hold my head against the wall.
Learn the right from wrong.
They say my ghetto intrumental,
Dextrimental to kids.
As if they can't see the misery in which they live.
Lately, for the outcome, damn I'm reckless.
Check it. You don't have to bump this but please respect it.
I took a minus and now the hard times are behind us.
Turned into a plus, now they stuck livin blinded.
Hennessy got me feelin bad. Time to stop drinkin.
Rollin in my drop top Jag.
What's that cops thinkin?
Sittin in my car watch the stars and smoke.
I came along way but still I got so far to go.
Dear mama, don't worry. I'm a watch for snakes.
They'll set you that a lover. But it's hard today.
I got the letter that she sent me and I cryed for weeks.
This one came out when I tryed to speak.
All I heard was:
Chorus repeats
1,2,3,4.
I see blodds and crips runnin up the hill.
Lookin for a better way.
My brothas and sistas it's time to bail
Cuz even thug niggas pray.
Hopin God hear me.
I entered the game. Look how much I change.
I'm no longer innocent. Casualties of fame.
Made alot of money, seen alot of places.
And I swear I seen a peaceful smile on my mama's face
When I gave her the keys to her own house.
This your land. Your only son done became a man.
Watchin time fly. I love my people do or die.
But I wonder why we scared to let each other fly.
June 1 6 7 1
The day mama pushed me out her womb, told me nigga get paid.
No one can understand me. The black sheep. Outcasted from my family.
Now packin heat. I run the streets. A young runnaway.
Live for the day when ya die I could hear ya say.
Chorus repeats.
God help me out here, cuz I'm posessed.
I need the root of all evil for my stress.
Cuz now it's like a stong prescription drug.
It's got me addicted to the pleasure and the pain it's inflicted.
Something about the paper wit the pictures of the presidents head.
Damn it's like a motha fuckin plague. It spreads.
It's epidemic. Forgotten, forgotten it got worse.
I keep my head on straight, makin money cuz it's cursed.
Makin money makes a difference day by day
So I gotta stay paid, no doubt. Day in and day out.
This life is like a vicious cycle called fightin to live.
No matter how hard you try, it's in death.
You gotta die.
Bottom line: peers didn't make it to the years to come.
Dear life doin right or dear life leavin dumb.
Who has the answers? I wonder. I turn to my elders,
They aged and experienced, but they can't even tell ya.
Or tell me there'll be light at the end of the road
Cuz they don't even know.
A million thangs run through my mind.
You ain't gotta be in jail or be doin time.
Chorus repeats
Feelin fucked up in this bitch.
Smoke half a ounce to the head.
Drop the top. Indo. Hawaiin. Lansbread. Buddha. All that shit.
I'm fucked up in this motha fucka.
And Hennessy don't help. And Hennessy don't help.
Thug passion in this motha fucka.
Makaveli the don puttin it down to the fullest.
Maximum overload. 3 day theory.
Killuminati to your body with the impact of a 12 gauge shoty.
Doublized slugs. No love. Straight thugs.
One time for my niggas in the jail cell.
(One time for my niggas locked up.)
One time for my niggas doin life in hell.
One time for my niggas on Death Row.
(For my niggas on Death Row. Weat side. California syle. L.A.)
One time for my niggas livin broke.
(You know what time it is. No doubt. Get high. Puffin on lye.
Wonder if it get me high. Yeah. Crazy.)
Cinglé
[Intro]
Passe-moi une cigarette mon pote ! [inhale]
Ils me rendent encore plus fou qu'un enfoiré
J'ai Bad Ass avec moi dans ce bordel
Makaveli le Don (1), représentant les Outlawz (2)
Bad Ass représentant Long Beach City
, Donc qu'est-ce que tu vas faire ? Tout le monde sait comment on fonctionne
[chevauchant l'intro]
... tirant une taff de beu
Espérant que ça m'aidera à planer
Ça rend un négro cin-glé
Oh ouais, j'me sens cin-glé
Ajoutez-le dès maintenant !
[Refrain]
Le temps passe, tirant une taff de beu
Espérant que ça m'aidera à planer
Ça rend un négro cin-glé
Oh ouais, j'me sens cin-glé
(Raconte leur)
[2pac]
L'année passée fût difficile, mais la vie continue
Posant ma tête contre le mur faisant le tri entre le bon et le mauvais
Ils ont dit que ma musique du ghetto, nuisible aux gosses
Comme s'ils ne pouvaient pas voir par eux-mêmes la misère dans laquelle ils vivent
Blamez-moi, comme résultat, interdisez mes albums - écoute ça
J'dois pas faire péter cela mais veuillez le respecter
J'ai eu un inconvénient et maintenant les temps difficiles sont derrière nous
Transformés en un plus, maintenant ils ne peuvent pas vivre autrement qu'aveuglement
La Hennessy me fait sentir mal, il est temps d'arrêter de boire
De rouler, dans ma ( ? ) Jag, à quoi pensent les flics ?
Assis dans ma voiture, j'regarde les étoiles et je fume
J'ai parcouru un long chemin mais j'dois toujours aller plus loin
Chère Maman, ne t'inquiète pas ; je surveille les serpents
Dis à Setchu que je l'aime, mais c'est difficile à prendre
J'ai reçu la lettre qu'elle m'a envoyé, et j'ai pleuré pendant des semaines
C'est ce qui est sorti quand j'ai essayé de parler - Tout ce que j'entendais c'était
[Refrain - 2x]
(Un, deux, trois, quatre)
[2Pac]
Je vois Bloods & Crips (2) courrant sur la colline
Cherchant une meilleure voooooie...
Mes frères et soeurs, il est temps d'arrêter
Car même un voyou priiiiiiiiiiie...
Espérant que Dieu m'entende, j'suis entré dans le jeu ; regarde à quel point j'ai changé
Je n'suis plus innocent - les effets du succès
J'ai fait beaucoup d'argent, vu beaucoup d'endroits
Et je jure que j'ai vu un sourire paisible sur le visage de maman
Quand je lui ai donné les clés de sa propre maison, ceci est chez toi
Ton fils unique est devenu un homme
Regardant le temps voler ; j'adore mes amis "Agis ou Meurs" (4)
Mais je me demande pourquoi, nous avons peur de laisser les autres voler
Le 16 Juin, 1971, le jour
Maman m'a expulsé de son utérus, elle ma dit, "Négro reçois ce qui t'es dû"
Personne ne peut me comprendre - le vilain petit canard
Paria de ma famille, désormais armé d'un flingue
J'ai parcouru les rues, un jeune fugueur, vivant au jour le jour
Quand il mourrut, j'ai pu l'entendre dire, allez...
[Refrain - 2x]
[Bad Ass]
Dieu aide moi ici bas, car je suis possédé
J'ai besoin de la racine de tous les maux pour mon stress
Car l'argent est comme une forte ordonnance à la drogue, ça m'a rendu accroc
Au plaisir et ça a infligé de la souffrance
Quelque chose à propos du papier avec les photos du président
Putain, c'est comme une putain de peste qui se répand
C'est épidémique ; oubliée, oubliée la rend plus mauvaise
Je garde ma tête sur les épaules, faisant de l'argent car c'est maudit
Faire de l'argent fait la différence jour après jour donc je dois rester
Payé, sans aucun doute, des jours avec et des jours sans
Cette vie est comme un cercle vicieux qui force à se battre pour survivre
Peu importe à quel point tu essayes, c'est dans la mort, tu dois mourir
Grand nombre de mes pairs ne l'ont pas fait pour les années à venir
Est-ce que la vie l'a bien fait, ou est-ce que la vie est bête
Qui a la réponse ? Je me demande ; je me tourne vers mes aînés
Ils sont âgés et expérimentés, mais ils ne peuvent même pas te raconter
Ou me raconter, qu'il y aura une lumière au bout du chemin
(Pourquoi ? ) Car ils ne savent même pas
Un million de choses me traverse l'esprit...
Tu ne dois pas aller en prison pour passer le temps...
[Refrain - 2x]
[Le refrain continue pendant que 2Pac parle]
[2Pac]
J'me sens défoncé dans ce truc.
J'ai fumé la moitié d'une once jusqu'à la tête
Beu au chocolat, indo, Hawaiienne, buddha, et tous ces trucs-là
J'suis complétement défoncé putain, et la Hennessy n'aide pas
Et la Hennessy n'aide pas - Thug Passion dans ce bordel
Makaveli le Don le pose au plus complet, chargé à max
La théorie des 3 jours - Killuminati au corps
Avec l'impact d'un tir de calibre 12
Des balles double-I, pas d'amour, de bons voyous
C'est pour mes négros dans la cellule de prison
(C'est pour mes négros enfermés)
C'est pour mes négros faisant leur vie en enfer
(C'est pour mes négros et tout, c'est pour eux)
C'est pour mes négros dans la cellule de prison
(C'est pour eux)
C'est pour mes négros faisant leur vie en enfer
(C'est pour mes négros sous les verrous)
C'est pour mes négros dans la cellule de prison
(Pour mes négros enfermés, pour eux)
C'est pour mes négros de Death Row (5)
(C'est pour mes négros du Row)
Pour mes négros de Death Row
C'est pour mes négros survivant, cassés
(Westside, style californien, Los Angeles ! )
C'est pour négros survivant, cassés
(Tu sais quelle heure il est, aucun doute)
C'est pour mes négros dans la... cellule de prison
(Envolez-vous, en tirant sur votre beu, demandez-vous si ça me fait planer)
(Ouais, ouais, cinglé... )
(1) Makaveli = 2Pac
(2) The Outlawz : c'est le groupe de 2Pac
(3) Bloods & Crips : gangs de Los Angeles
(4) Surnom donné au quartier de Bedford-Stuyvesant dans Brooklyn, NY. Ce surnom est censé illustrer la mentalité des gens qui habitent ce quartier : 'Agir ou Mourir'.
(5) Death Row : label de 2Pac
Posté le 25.09.2007 par oufakkir
Milord
Allez venez! Milord
Vous asseoir à ma table
Il fait si froid dehors
Ici, c'est confortable
Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur
Et vos pieds sur une chaise
Je vous connais, Milord
Vous ne m'avez jamais vue
Je ne suis qu'une fille du port
Une ombre de la rue...
Pourtant, je vous ai frôlé
Quand vous passiez hier
Vous n'étiez pas peu fier
Dame! le ciel vous comblait
Votre foulard de soie
Flottant sur vos épaules
Vous aviez le beau rôle
On aurait dit le roi
Vous marchiez en vainqueur
Au bras d'une demoiselle
Mon Dieu! qu'elle était belle
J'en ai froid dans le cœur...
Allez venez! Milord
Vous asseoir à ma table
Il fait si froid dehors
Ici, c'est confortable
Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur
Et vos pieds sur une chaise
Je vous connais, Milord
Vous ne m'avez jamais vue
Je ne suis qu'une fille du port
Une ombre de la rue...
Dire qu'il suffit parfois
Qu'il y ait un navire
Pour que tout se déchire
Quand le navire s'en va
Il emmenait avec lui
La douce aux yeux si tendres
Qui n'a pas su comprendre
Qu'elle brisait votre vie
L'amour, ça fait pleurer
Comme quoi l'existence
Ça vous donne toutes les chances
Pour les reprendre après...
Allez venez! Milord
Vous avez l'air d'un môme
Laissez-vous faire, Milord
Venez dans mon royaume
Je soigne les remords
Je chante la romance
Je chante les milords
Qui n'ont pas eu de chance
Regardez-moi, Milord
Vous ne m'avez jamais vue...
Mais vous pleurez, Milord
Ça, j' l'aurais jamais cru.
+parlé:
Eh! bien voyons, Milord
Souriez-moi, Milord
Mieux que ça, un p'tit effort...
Voilà, c'est ça!
Allez riez! Milord
Allez chantez! Milord
Ta da da da...
Mais oui, dansez, Milord
Ta da da da...
Bravo! Milord...
Encore, Milord...
Ta da da da...
Posté le 24.09.2007 par oufakkir
Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
avec le temps tout s'évanouit
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus
Posté le 24.09.2007 par oufakkir
Déserteur
Monsieur le président
Je vous fais une bafouille
Que vous lirez sûrement
Si vous avez des couilles
Je viens de recevoir
Un coup d'fil de mes vieux
Pour m'prévenir qu'les gemdarmes
S'étaient pointés chez eux
J'ose pas imaginer
C'que leur a dit mon père
Lui, les flics, les curés
Et pis les militaires
Les a vraiment dans l'nez
P't-être encore plus que moi
Dès qu'il peut en bouffer
L'vieil anar' y s'gêne pas
L'vieil anar' y s'gêne pas
Alors y parait qu'on m'cherche
Qu'la France a besoin d'moi
C'est con, j'suis en Ardèche
Y fait beau, tu crois pas
J'suis là avec des potes
Des écolos marrants
On a une vieille bicoque
On la retappe tranquillement
On fait pousser des chèvres
On fabrique des bijoux
On peut pas dire qu'on s'crève
L'travail, c'est pas pour nous
On a des plantations
Pas énormes, trois hectares
D'une herbe qui rend moins con
Non, c'est pas du ricard
Non, c'est pas du ricard
Monsieur le président
Je suis un déserteur
De ton armée de glands
De ton troupeau d'branleurs
Ils auront pas ma peau
Toucheront pas à mes cheveux
J'saluerai pas l'drapeau
J'marcherai pas comme les bœufs
J'irai pas en Allemagne
Faire le con pendant douze mois
Dans une caserne infame
Avec des plus cons qu'moi
J'aime pas recevoir des ordres
J'aime pas me lever tôt
J'aime pas étrangler le borgne
Plus souvent qu'il ne faut
Plus souvent qu'il ne faut
Puis surtout c'qui m'déplait
C'est que j'aime pas la guerre
Et qui c'est qui la fait
Ben c'est les militaires
Ils sont nuls, ils sont moches
Et pis ils sont teigneux
Maintenant j'vais t'dire pourquoi
J'veux jamais être comme eux
Quand les Russes, les Ricains
Feront péter la planete
Moi, j'aurais l'air malin
Avec ma bicyclette
Mon pantalon trop court
Mon fusil, mon calot
Ma ration d'topinambour
Et ma ligne Maginot
Et ma ligne Maginot
Alors me gonfle pas
Ni moi, ni tous mes potes
Je serai jamais soldat
J'aime pas les bruits de bottes
T'as plus qu'a pas t'en faire
Et construire tranquilos
Tes centrales nucléaire
Tes sous-marins craignos
Mais va pas t'imaginer
Monsieur le président
Que j'suis manipulé
Par les rouges ou les blancs
Je n'suis qu'un militant
Du parti des oiseaux
Des baleines, des enfants
De la terre et de l'eau
De la terre et de l'eau
Monsieur le président
Pour finir ma bafouille
J'voulais t'dire simplement
Ce soir on fait des nouilles
A la ferme c'est l'panard
Si tu veux, viens bouffer
On fumera un pétard
Et on pourra causer
On fumera un pétard
Et on pourra causer
Posté le 24.09.2007 par oufakkir
Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l'océan
M'en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents
Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine
Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d'un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé
Sur les flots je t'imagine
Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers
C'est mon frère qu'on assassine
Potemkine
Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin
Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on punit ainsi qui veut donner la mort
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort
Ce soir j'aime la marine
Potemkine
Posté le 24.09.2007 par oufakkir
Cannabis
by Serge Gainsbourg
La mort a pour moi le visage d'une enfant
Au regard transparent
Son corps habile au raffinement de l'amour
Me prendras pour toujours
Elle m'appelle par mon nom
Quand soudain je perds la raison
Est-ce un maléfice
Ou l'effet subtil du cannabis ?
Elle m'appelle par mon nom
Quand soudain je perds la raison
Est-ce un maléfice
Ou l'effet subtil du cannabis ?
La mort ouvrant sous moi ses jambes et ses bras
S'est refermée sur moi
Son corps m'arrache enfin les râles du plaisir
Et mon dernier soupir
Posté le 24.09.2007 par oufakkir
Toucher L'instant Grand Corps Malade
Artist: Grand Corps Malade
Album: Midi 20
Year: 2006
Title: Toucher L'instant Print
Correct
On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu’on assume et qu’on écrit de la poésie
Il existe paraît-il, un instant dans l’écriture
Qui oublie la page blanche et efface les ratures
Un véritable état second, une espèce de transe
Qui apparaît mystérieusement et s’envole en silence
Que l’on rape ou que l’on slame, on recherche ce moment
Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement
Cette flamme est la preuve, laisse moi t’en faire une démo
Qu’il est possible de combattre le mal par les mots
C’est tout sauf une légende, on espère juste toucher l’instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l’espace-temps
Les moment rares et irréels que la quiétude inonde
Rouda, n’oublie jamais notre parole du bout du monde
On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve
On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve
C’est un phénomène puissant, je ne te parle pas d’inspiration
Mais d’un souffle plus profond comme une seconde respiration
On voit et on entend l’encre devenir vivante
On goûte et on sent la saveur d’une rime errante
On touche du doigt l’instant qui nous enveloppe de sa puissance
C’est sans cesse la renaissance de l’essence même de nos cinq sens
C’est le moment où on passe de l’autre côté des paysages
Toucher L'instant
On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages
Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour
Profite de cet instant, il ne durera pas toujours
C’est tout sauf une légende, on espère juste toucher l’instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l’espace-temps
Le moment où le voile se lève et la magie s’élance
Là où j’ai croisé Souleymane au bout du sixième silence
Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil
Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille
Peut-être que cet instant n’existe que dans mon esprit
Et que je suis complètement mythomane lorsque j’écris
Mais laisse moi mon stylo, y’a pas moyen que je m’arrête
J’ai une envie d’écrire comme t’as une envie de cigarette
Et pour m’enlever ce désir je te demanderais de repasser
Car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser
Que c’est tout sauf une légende, on espère juste toucher l’instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l’espace-temps
Les moments que l’on redécouvre, que l’on connaît plus ou moins
Tu l’as déjà touché Jacky, j’en suis témoin
On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu’on assume et qu’on écrit de la poésie.
Posté le 24.09.2007 par oufakkir
Hunter
With one light on in one room, I know you're up when I get home
With one small step upon the stair, I know your look when I get there
If you were a king up there on your throne, would you be wise enough to let
me go
For this queen you think you own
Wants to be a Hunter again, wants to see the world alone again
To take a chance on life again, so let me go.
The unread book and painful look, the TV's on, the sound is down
One long pause, then you begin, oh look what the cat's bought in
If you were a king up there on your throne, would you be wise enough to let
me go
For this queen you think you own
Wants to be a hunter again, wants to see the world alone again
To take a chance on life again, so let me go, let me leave
For the crown you've placed upon my head feels too heavy now
And I don't know what to say to you but I'll smile anyhow
And all the time I'm thinking, thinking
I want to be a hunter again, want to see the world alone again
To take a chance on life again, so let me go.
traduction
Chasseuse
Avec une lumière allumée dans une piéce
Je sais que tu es debout quand je rentre à la maison
Avec un seul petit pas dans l'escalier
Je devine ton regard quand j'arrive là
[Refrain]
Si tu étais un roi là-haut sur ton trône
Serais-tu assez sage pour me laisser partir
Car cette reine que tu penses posséder
Veut redevenir une chasseuse
Veut revoir le monde seule
Pour avoir de nouveau une opportunité dans la vie, alors laisse-moi m'en aller.
Le livre non lu et le regard pénible, la télévision allumée, le son éteint
Une longue pause, et tu commences
Oh regarde ce que le chat a ramené
[Refrain]
Car la couronne que tu as placée sur ma tête est trop lourde à présent
Et je ne sais pas quoi te dire mais je sourierai de toute façon
Et tout le temps je pense, je pense
Je veux redevenir une chasseuse
Je veux revoir le monde seule
Pour avoir de nouveau une opportunité dans la vie, alors laisse-moi m'en aller.
Je veux redevenir une chasseuse
Je veux revoir le monde seule
Pour avoir de nouveau une opportunité dans la vie, alors laisse-moi m'en aller, laisse-moi partir
Laisse-moi m'en aller
Posté le 24.09.2007 par oufakkir
Bruce Springsteen
Streets of Philadelphia
I was bruised and battered and I couldn't tell
What I felt
I was unrecognizable to myself
I saw my reflection in a window I didn't know
My own face
Oh brother are you gonna leave me
Wastin' away
On the streets of Philadelphia
I walked the avenue 'till my legs felt like stone
I heard the voices of friends vanished and gone
Ain't no angel gonna greet me
It's just you and I my friend
My clothes don't fit me no more
I walked a thousand miles
Just to slip this skin
The night has fallen, I'm lyin' awake
I can feel myself fading away
So receive me brother with your faithless kiss
Or will we leave each other alone like this
On the streets of Philadelphia
traduction
Les Rues De Philadelphie (1)
J'étais meurtri et blessé et ne pouvais dire ce que je ressentais
J'étais méconnaissable
J'ai vu mon reflet dans une vitre, je ne reconnaissais pas mon propre visage
Oh mon frère, vas-tu me laisser dépérir ?
Dans les rues de Philadelphie
J'ai marché dans l'avenue jusqu'à ce que mes jambes soient dures comme de la pierre
J'ai entendu les voix de mes amis disparus et partis
La nuit, je pouvais entendre le sang dans mes veines
Tout aussi noir et insidieux que la pluie
Dans les rues de Philadelphie
N'y aura-t-il donc aucun ange pour m'accueillir ?
C'est un face à face entre toi et moi mon ami,
Et mes vêtements ne me vont plus
J'ai marché des milliers des kilomètres
Simplement pour quitter ce corps
La nuit est tombée, je suis allongé mais éveillé
Je sens que ma vie s'éteint
Accueille-moi donc mon frère de ton baiser de Judas
Ou allons-nous quitter ainsi, abandonné de tous
Dans les rues de Philadelphie.
(1)La ville de Philadelphie est née du rêve de son fondateur, William Penn, qui souhaitait montrer un exemple de tolérance aux autres nations. C'est là que se trouve l'intérêt du choix de cette ville et le paradoxe, entre cette ville symbole de tolérance et l'intolérance vis à vis des personnes atteintes du Sida que cette chanson dénonce, ainsi que d'autres formes d'intolérance qui sont retrouvées dans le film 'Philadelphia'