« Un long silence s’écoula.
Ces silences qui nous font entendre la pensée des autres. On a alors peur de les troubler, ces silences, de la même manière qu’on craint de jeter une pierre dans ces eaux qu’on appelle dormantes. Chacun sait bien que les eaux ne dorment pas chacun sait bien que les silences ne sont pas muets. A certains moment de leur vie les homme parlent pour dire quelque chose ; et quand ils se taisent, ils parlent encore ».
«
Une guerre, même juste, est une difficile habitude a prendre. Une habitude à prendre jusqu’à ce que le décor s’adapte de lui-même au niveau jeu des acteurs ».
«
Il était de cette race vaguement étrange, mélange d’artiste et de logicien, qui se laisse entraîne par l’ampleur infinie d’une légende et qui frissonne devant la poésie minérale d’un tracteur ».
« Il vivait sur ses nerfs, comme une note fébrile tremble en dansant sur les cordes trop tendues d’une guitare amoureuse ».
« La pluie ne pleurait pas. Elle éclatait de rire, généreuse, bavarde, désordonnée ».
« il était tellement sincère dans cette passion non partagée qu’il ressemblait à un idiot.
L’idiotie, c’est souvent le privilège exclusif des amours véritables ».
« Saïd en réalité avait besoin d’être seul.
Seul on pense. A deux on réfléchit ».
« Il est toujours fastidieux d’expliquer ce qui nous parait évident ».
« Ce que je sais. Et ça je le sais bien, c’est que je suis Algérien. Et j’ai même peur d’être devenu autre chose encore…
Saïd n’osa avouer qu’il avait peur d’être devenu antifrançais.
Il aurait cent mille raison pour cela, mais sa raison le lui interdisait ».
« Il faut dire que Ma Messaouda avait durant plus d’un demi siècle consommé assez de café pour rassurer tous les planteurs du brésil ».
lol
« on dis qu’un homme qu’il est absorbé lorsque son esprit est absent. Lorsque son esprit est ailleurs. Mais quelles différences y a t il entre une absence et une inexistence ? »
« Monsieur rivière était chauve comme un œuf. Mais chacun sait bien que seuls les jardins incultes font pousser les fleurs de rhétorique ».
« L’amour n’a son visage qu’aux yeux du souvenir ».
« Le possible est une loi.
L’impossible en est une autre.
De toute manière il y a un hors-la-loi.
HOMME LIBRE. TOUJOURS TU TRAHIRAS ! ».
«
Mais il faut réfléchir avant ! D’accord. Mais si je réfléchis avant, à quoi pourrai-je penser après ? Tu connais des gens heureux toi ? D’accord, je ne connais pas. Mais je ne connais pas d’avantage la chimie ou le Guatemala ».
« Dans ce monde en folie ou en gestation, rien ne le rassurait plus qu’un visage d’enfant. Les enfant sont des braves gens répétait-il souvent ».
« Aucune ville au monde ne sait parler comme Constantine ».
« Un instant Saïd songea à un article de camus qu’il venait de lire : « le temps est venu où chacun doit rejoindre sa communauté »
Or il se trouve que c’est toujours à tort que les imbéciles se souviennent d’avoir appartenu à quelque chose ».
« Le coq n’est pas si bête que ça .ce b’est pas lui qui avance, c’est nous qui retardons… »
« Si dieu fais les moutons, les hommes tissent la laine.
Rien n’est métaphysique dans le malheur humain ».
« Vivre quand même, se mettre au coin du feu quand le bois est absent. Et puis se taire. On ne meurt pas d’un chagrin d’amour, on le fait vivre. Lucia est morte. Mais deux et deux font toujours quatre ».
«
Trahir c’est douter de la vérité des autres ».
« L’histoire n’a pas de cœur ».
« Les vivants ont des principes de courtoisie, mais les morts sont d’avantage de savoir-vivre »
«
Dans le malheur, le moindre rayon de soleil semble vous narguer et ce dimanche-là le soleil d’aix en Provence était particulièrement insolent ».
« Je suis comme les autres. Tout me rattache à eux, tout m’identifier à eux. Je ne suis moi-même qu’avec eux.
L’arbre a choisi sa foret, la note sa symphonie. Les seuls à me comprendre, les seuls que je puisse comprendre réellement, les miens ».
« Les profession de foi sont toujours des monologues. Il y a comme ça des hommes qui en ont trop sur le cœur et qui ».
« C’est vrai, on peut toujours se demander pourquoi, en présence d’un étranger, on se croit oblige de chanter les louanges de son peuple, de ses traditions. Ou de ses plaines, de sa musique, de ses traditions. Ou tout simplement de son couscous ou de son thé à la menthe »
« ‘Je suis saoul’, pensa Saïd. En réalité, il n’était pas saoul. Il avait atteint au contraire le summum de sa lucidité.
Il était à l’heure de pointe de sa compréhension ».
« Le malheur n’est pas humain. Il n’a pas taille d’homme.
C’est un non sens ».
« Ne rien faire, c’est ça le malheur ».
« Une seconde et une seconde ça ne fait pas deux secondes ça fais des baisers puis mille ans de souvenirs ».
« Le rêve a commencé un matin de novembre. Un rêve coûte cher. Un rêve ça se réveille. Mais après, le soleil défonce les songes et les chimères, et la réalité est encore plus belle.
De toute manière, le soleil se lève tous les jours et les romans ne sont plus dans les livres »
«
On peut être vieux à n’importe quel âge. On es vieux à chaque que l’on tourne une page ».
« Mourir ainsi c’est une façon de tourner la page, c’est une façon d’écrire ça dernière impression ».
« L’enthousiasme est excusable chez les gamins. il est parfois la joie de ceux qui ne sont plus gamins.
L’exubérance et la foi ne vont pas de pair ».
«
Pas même le temps de regarder le ciel. C’est qu’il y a de plus con dans la guerre ».
« On ne peut pas à la fois vivre étudier l’histoire et la vivre »